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Un lundi patriotique

Date: 
2012-05-18 10 –

Lettre d’opinion de Gilles Proulx, dans le Journal de Montréal, publié le 18 mai 2012

La Ville de Montréal continue d’honorer d’un nom de rue le pionnier de la guerre biologique que fut le général Amherst avec ses couvertures contaminées à la variole pour exterminer les Amérindiens. Pourtant, c’est le nom de Dollard des Ormeaux qui est entaché injustement d’infamie. Au début du nouveau millénaire, le PQ au pouvoir a même rebaptisé la fête nommée en son honneur en « fête des Patriotes »… Au moins, on n’est pas revenu à la fête de la Reine (ou Victoria Day en anglais).

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Un combat pour la démocratie!

Le gouvernement Charest vient de cracher sur la démocratie. Pire, il la piétine comme rarement elle le fut dans l’histoire du Québec. S’il y a une chose à retenir de la Loi spéciale que le gouvernement Charest s’apprête à décréter à la hâte comme un bandit qui nous dépossède d’un de nos biens les plus précieux, c’est qu’aux yeux de ce gouvernement, la démocratie étudiante ne vaut rien. Et l’individualisme consumériste vaut tout.

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Je suis ciblé par les censeurs

Cette semaine, un journaliste de Québecor m’a contacté pour recueillir mes propos sur la crise sociale que traverse le Québec.  Mais il n’a pu accomplir librement son travail.  Voici le message qu’il m’a fait parvenir:

« Je suis désolé, je ne pourrai pas passer le débat que je t’ai proposé, mon boss m’a interdit de publier une entrevue avec toi. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre toi et les hautes instances de Québecor mais on m’a formellement interdit de publier l’entrevue. J’en suis fort désolé, je n’y suis pour rien. »

Voici le compte rendu de l’entrevue (les questions m’avaient été transmises par courriel).

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Le coût du fédéralisme ? 2 milliard$ par an !

Stéphane Gobeil s’est demandé ce qui arriverait s’il épluchait ligne par ligne, non pas le budget fédéral, mais les livres des crédits, donc les dépenses réelles effectuées par chaque tentacule de la gigantesque pieuvre bureaucratique fédérale. Méthodiquement, cet observateur de la machine fédérale longtemps employé du Bloc à (…) – consulter en ligne

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Réforme de l’assurance emploi : « Ça veut dire que n’importe qui va devoir travailler n’importe où à n’importe quelles conditions. » (Pierre Céré)

La définition d’emploi convenable et non-convenable est abrogée

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Blocages constitutionnels et psychologiques

De la pertinence des États généraux sur la souveraineté

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Un débat qui reste à faire

J’admire la lutte des étudiants. D’ailleurs, j’espère qu’elle sera victorieuse, que l’on reviendra au gel des frais de scolarité et qu’il s’agira d’un premier pas vers la gratuité scolaire. La hausse doit être bloquée, c’est clair. Toutefois, au-delà de la hausse ou du financement de l’éducation, quelque chose doit être discutée présentement qui l’est trop peu, tant chez les étudiants que chez ceux qui les appuient : l’avenir du Québec et de son modèle social-démocrate.

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Business as usual

Je me suis réjoui comme beaucoup de Québécois de voir Nicolas Sarkozy, le protégé des arnaqueurs financiers de Power Corporation, pourfendeur de la souveraineté du peuple québécois, mégalomane narcissique de l’Élysée et dindon d’une poule de luxe exhibitionniste, se faire dégager par ses compatriotes dimanche dernier. J’ai félicité mes amis français pour ce clin d’oeil à l’humanité et j’ai levé mon verre à leur santé. Il faisait un soleil radieux en plus. Prenons le bonheur pendant qu’il passe.

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Un devoir de mémoire

Un récit de l’événement


Par les temps qui courent, il n’est peut-être pas inutile de rappeler les péripéties autour de l’incendie criminel du parlement canadien au centre-ville de Montréal. Le récit de la soirée tumultueuse du 25 avril 1849 qu’on retrouve dans la Montreal Gazette est du reste assez révélateur. On y relève ce fait pour le moins troublant que des soldats et des officiers du 71ième Régiment et du 23ième Royal Welsh Fusiliers retournaient les saluts des émeutiers défilant dans un climat de kermesse, tandis que d’autres officiers en civil [« in mufti »] – comme on devait le soupçonner plus tard – se seraient joints aux casseurs :

la procession [des émeutiers] acclamait bruyamment plusieurs des petits groupes de soldats et d’officiers qu’ils croisaient ici et là en chemin, et les traits réjouis de ces vaillants compagnons révélaient comment, sous l’uniforme de Sa Majesté, leurs cœurs battaient, tout comme les acclamations des civils à leur endroit exprimaient leurs sentiments et à quel point les liens de solidarité de 1837 et de 1838 étaient encore vifs en 1849.

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Au siffleux écarlate…

Samedi dernier, nous roulions sur la Quarante et c’est fou comme il y avait des marmottes au bord du chemin. Plusieurs, trop lambines pour pouvoir éviter les conducteurs pressés, avaient été frappées de plein fouet et gisaient par-ci par-là, écrapouties par le destin. Plus nombreuses étaient celles toutefois qui se dressaient sur leurs deux pattes afin de scruter les alentours. Notons que ce rongeur, désigné aussi sous le nom de siffleux au Québec, n’est pas une bête qui a la cote. On lui préférera le raton laveur, voire la moufette (si elle est désodorisée). Fin du préambule.


Ailleurs cette journée-là, dans un hôpital de Longueuil, François Cyr rendait l’âme, à l’âge de 60 ans.

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